Fresnay en 1920

Le Centre de Fresnay au début du XXème siècle

C'est du haut du coteau de la Noë Briord, que l'on découvre le mieux le bourg de Fresnay, allongé dans une cuvette et traversé par la route de Pornic à Machecoul.

Vers 1920, c'était un bourg très animé, par ses commerces, ses artisans; une vie que nous avons oubliée.

Parmi les commerces: trois cafés:

  • Le café des voyageurs, au milieu de la rue du Champ de Foire, dont la rue porte le nom, situé entre l'école privée et la chemin de la petite île (4 foires à l'année). Cette partie était réservée aux bovins et aux veaux mais les cochons et la volaille avaient d'autres lieux. L'animation de ces foires durait deux jours, avec une participation intéressée des habitants des communes voisines. C'était, comme toujours, l'animation particulière aux foires avec marchandage et accord frappé dans la main.
  • Le café actuel, du Centre, bénéficiait des offices paroissiaux, en particulier le dimanche, où il y avait trois cérémonies. Les gens de la campagne restaient alors entre ces dernières, jouant aux cartes, déjeunant ou employant le temps en buvant quelques chopines.
  • Le café de la bascule (actuellement le Col Vert), comme son nom l'indique, était le rendez-vous des gros cultivateurs, qui discutaient affaires et intérêts privés.

Mais ce sont surtout les artisans et les commerçants de détail qui apportaient une animation continue sur la semaine:

  • Un charpentier couvrait toutes les professions du bois et un forgeron se chargeait de tout le matériel agricole.
  • Trois épiceries vendant les produits nécessaires aux ménages mais également de la mercerie, du pétrole, des graines et bien entendu, des bonbons.
  • Deux charcutiers abattaient les porcs dans les fermes, une partie du cochon restant au propriétaire et l'autre pour eux-mêmes. Ils proposaient ainsi saucisses, boudins, pâté, rôtis et jambon dans leur magasin mais aussi sur les marchés avoisinants.
  • Un tonnelier, qui fabriquait des barriques, des portoirs, mais faisait aussi la réparation des accessoires de vendange.
  • Un tailleur pour homme, qui savait ajuster les complets de façon méticuleuse.
  • Pour les chaussures, un cordonnier, sans oublier les couturières sur place et à domicile, et bien sûr les maçons pour la construction et l'entretien des maisons.

La laiterie et la boulangerie participaient elles aussi à la vie de la commune.

Tout ceci est un retour sur une période qui apporte réflexion sur un passé déjà lointain...